LAS VEGAS, le 11 janvier 2009 — Le massacre israélien des civils sans défense dans le camp de concentration de Gaza entamant sa troisième semaine, Raël, fondateur et chef spirituel du Mouvement Raëlien International, a aujourd'hui publié un communiqué proposant la création d'une nouvelle «nation tandem» en Palestine, dans laquelle tous les peuples sémites [les Palestiniens sont également sémites] pourront vivre ensemble dans la paix et l'harmonie. Une nouvelle «Loi du retour» s'appliquerait également aux Juifs et aux Palestiniens dans le monde entier.
Raël affirme que cette proposition est la seule solution possible aux problèmes de la région, puisqu'elle amènerait le pardon, la compassion et la réconciliation nationale, et que nous devrions nous rappeler que seul l’amour — pas la violence — peut sauver le monde. Comme exemple, il a cité l'Afrique du Sud, où l'application de la non-violence et de l'amour a permis à deux groupes distincts de former une nation unie.
Voici le communiqué complet de Raël :
Imaginez qu'en 1948, les Juifs qui ont survécu au terrible génocide commis par les nazis n'avaient pas créé la nation séparée d'Israël, mais au lieu de cela, ils se seraient simplement installés paisiblement en Palestine parmi la population locale. Quel monde différent nous aurions aujourd'hui ! En ce temps-là, le monde entier était très sympathique envers le peuple Juif, et plein de compassion pour lui, à cause de ce qu'il avait subi. Le monde était alors, en fait, «pro sémitique», y compris les Arabes, qui sont les frères directs des Juifs, puisque les deux groupes sont des peuples sémites (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Sémites).
Sachant cela, nous pouvons comprendre qu'aucun Arabe ne peut être antisémite, en dépit du mensonge médiatique largement propagé affirmant le contraire. Sans aucun doute, avant la création d'Israël, le peuple palestinien aurait été prêt à accueillir tous les survivants juifs dans leur pays, où les Juifs représentaient déjà trois pour cent de la population et avaient vécu heureux parmi les Arabes pendant des siècles. Cette minorité juive était hautement respectée et était parfaitement intégrée dans la société musulmane.
Ce qui s'est produit après la Deuxième Guerre mondiale se révéla tragique et inutile. Au début, un certain nombre de Juifs venant d'Europe ont émigré en palestine, paisiblement. Puis quelques sionistes fanatiques ont mis en oeuvre la création d'un État purement juif, qui vola la terre et les maisons des Arabes, forçant plus d’un million d'entre eux à l'exil dans un épisode monstrueux de nettoyage ethnique.
Imaginez que ce crime terrible n'ait jamais été commis. Les Palestiniens auraient souhaité la bienvenue à des Juifs de partout dans le monde, puisque les musulmans ont un grand respect pour les Juifs, décrit dans le Coran comme le «Peuple du Livre» (se référant à la Bible). Les survivants de la Shoah [holocauste] auraient apporté avec eux en Palestine leur énorme connaissance scientifique et intellectuelle, et aujourd'hui nous aurions un pays riche appelé la Palestine, qui serait approximativement 30 % juif. Ces Juifs feraient maintenant partie d'un gouvernement démocratiquement élu, et il n'y aurait aucune guerre là-bas, ni aucun réfugié — et aucun camp de concentration comme à Gaza. Le 11 septembre ne se serait pas produit et nous n'aurions pas de «guerre contre la terreur». Imaginez simplement…
Maintenant, considérez alors la réalité : Israël est aujourd'hui très semblable –même encore pire – à l’Afrique du Sud à l'époque de la ségrégation. C'est un état raciste, qui accepte seulement les immigrés juifs, refuse l'égalité des droits aux non-juifs y vivant et interdit aux membres d'autres religions d'essayer de convertir ses Juifs. Ses Juifs orthodoxes fanatiques considèrent tous les non-juifs comme étant des êtres humains inférieurs appelés les « Gentils, » qui, selon les livres religieux orthodoxes, sont juste assez bons pour être esclaves.
Suivant le grand exemple instauré par Mahatma Gandhi, j'ai récemment lancé une initiative appelée «Soit un Gandhi Juif», qui veut promouvoir l'adoption d’orphelins palestiniens par des couples israéliens qui accepteraient d'élever les enfants adoptés en musulmans. Mais il s’avère que la loi israélienne rend illégale l’adoption d’enfants non-juifs par des Juifs ! Pouvons-nous imaginer quelque chose de plus raciste ?
Il n'est pas trop tard pour créer la paix entre ces frères sémites, mais chaque nouveau crime de guerre, comme le massacre de Gaza, la rend plus difficile. La solution est très simple : comme d'habitude, seul l’amour — pas la guerre — peut sauver l'humanité. Une solution à deux États n'est pas la solution, parce qu’elle perpétue une ségrégation terrible. Ceux qui ont perdu leurs terres, maisons et enfants ne pourront jamais pardonner et vivre côte à côte avec leurs persécuteurs.
La haine dans cette région ne finira jamais à moins que quelque chose de drastique ne se produise, puisque la seule solution serait quelque chose qui créerait une réconciliation véritablement profonde et sincère. Une telle réconciliation ne peut seulement se faire que si les victimes sont d’abord reconnues comme victimes, puis intégrées dans une nouvelle entité — et avec une énorme compensation financière pour leur souffrance. Ceci signifie la création d’un nouveau unique État de Palestine, dans lequel, comme en Afrique du Sud, deux groupes de personnes - dans ce cas-ci, des Palestiniens et des Juifs - pourraient vivre paisiblement côte à côte et partager leurs ressources financières et humaines combinées. Cette grande nouvelle nation palestinienne pourrait devenir très riche, puisque tellement d'argent est maintenant gaspillé pour des dépenses militaires non productives.
Naturellement, la création de cette nouvelle nation impliquerait de restituer aux Palestiniens chaque parcelle de terre et chaque maison qu’on leur a volé — ou l'équivalent en compensation financière si cette propriété a été détruite - plus une compensation financière supplémentaire pour chaque personne tuée et pour les années en exil. Et évidemment, il devrait y avoir la garantie que tous les exilés palestiniens peuvent retourner à la maison sans risque.
Alors, sûrement, les Palestiniens sémites pardonneraient à leurs frères juifs et vivraient paisiblement ensemble avec eux pour toujours. Il y a plus qu'assez de terre en Palestine pour faire de la place pour tout le monde, mais seulement le pardon et la compassion peuvent le rendre possible.
Les Israéliens refusent de permettre le retour aux réfugiés palestiniens, principalement parce qu'ils ont peur de devenir une minorité. Mais, seulement ceux qui ne font pas confiance à la majorité ont peur d'être une minorité, comme l’étaient les partisans de la suprématie blanche pro ségrégationniste en Afrique du Sud pendant si longtemps. L'Afrique du Sud d'aujourd'hui est la preuve que la coexistence pacifique fonctionne. La réconciliation nationale dans ce pays, promue par de merveilleux êtres humains tel Nelson Mandela, fut un succès. De la même manière que les blancs en Afrique du Sud ne se sentent plus menacés de vivre parmi une majorité noire, il n'y a aucune raison que les Juifs craignent de vivre parmi une majorité arabe dans un pays paisible où chacun jouirait des mêmes droits égaux. Après tout, ce serait une situation beaucoup moins dangereuse que d’être entouré par des centaines de millions d’Arabes hostiles !
La communauté internationale, les Nations Unies et toutes les superpuissances devraient forcer Israël à accepter cette solution — au besoin en mettant en place, comme elles l’ont fait pour l'Afrique du Sud, un embargo économique total contre Israël jusqu'à ce que la solution soit acceptée. Elles devraient également envoyer des troupes pour protéger les Palestiniens sans défense dans le camp de concentration de Gaza, qui sont en danger d'extermination par un génocide qui fera pour toujours paraître les Israéliens comme aussi ignobles que les nazis. Ce génocide déclenchera une vague mondiale de ce qui s'appelle «l’antisémitisme», mais qui en fait sera de la haine dirigée contre les Juifs.
La loi israélienne du retour, si elle est appliquée également aux Palestiniens et aux Juifs du monde entier, permettrait la création d'un pays très riche. Elle résoudrait également le problème des centaines de milliers de colons juifs qui ont construit des maisons dans les territoires palestiniens, puisqu'ils pourraient rester où ils sont. Les Palestiniens pourraient retourner dans leurs maisons et terres en Israël. Et Jérusalem serait la capitale que les Palestiniens et les Juifs chérissent tant.
Ainsi il n'est pas trop tard pour mettre en application ce changement fondamental — la création d'un nouvel État palestinien dans lequel tous les frères et soeurs sémites peuvent vivre ensemble paisiblement, sans drames, bombes, génocides ou orphelins. Imaginez simplement, comme John Lennon l’a chanté tellement bien : «Vous pouvez dire que je suis un rêveur, mais je ne suis pas le seul». Faisons du rêve d’une Palestine unie une réalité avant qu'il ne soit trop tard ! C'est la seule solution.