Les membres de la religion Raëlienne en Belgique désormais refusent de payer leurs impôts
Suite aux dérives sectaires en masse des religions majoritaires restées impunies alors que le CIAOSN ferme les yeux et continue de s'acharner à tort sur les minorités religieuses, les membres de la religion Raëlienne de Belgique ont décidé de ne plus payer leurs impôts.
« De nombreuses dérives sectaires restent toujours impunies dans notre pays tandis que le CIAOSN, centre d’observation fédéral sur les sectes, continue contre toute logique et volonté démocratique à s'acharner sur les minorités religieuses, complètement innocentes, tout en fermant les yeux sur les cas réels présents dans les majorités religieuses. » explique Eric remacle, responsable juridique pour le Mouvement Raëlien d'Europe.
Le 05 juillet l'association Human Rights Without Frontiers Int'l, organisation internationale reconnue spécialiste des droits de l’homme, membre associé de EU Fundamental Rights Agency (FRA) Platform, EU Human Rights and Democracy Network (HRDN), European Platform against Religious Intolerance & Discrimination (EPRID) et de Int'l Helsinki Federation for Human Rights commente dans son bulletin d'information sur les Discriminations et Intolérances religieuses l’attitude ambiguë et grave de l’état belge au sujet des organisations religieuses.
Human Rights Without Frontiers Int'l explique que « le centre d’observation fédéral sur les sectes ressemble de plus en plus à un groupe de pression contre les petites communautés de foi et de croyances (Scientologie, témoins de Jéhovah, Raëliens, ..) et comme à l’accoutumée garde le silence sur les dérives sectaires ». (NDLR : comme celles que l’on peut observer dans les religions islamique et catholique).
« Le centre applique également des doubles standards en ce qui concerne les violences et abus sexuels : il prévient le public des possibles dangers concernant les groupes marginaux bien que ces accusations de danger soient infondées tout en gardant le silence sur la masse de cas que l’on peut trouver dans l’église catholique, qui est financée par les belges au travers de leurs impôts. Le centre a aussi fermé les yeux sur un cas d’exorcisme qui a conduit à la mort d’une fille marocaine il y a quelques années » conclut l'association Human Rights Without Frontiers Int'l.
En effet les plus de cinq mille plaintes sur les prêtres et évêques pédophiles belges ne sont apparemment pas suffisants pour le CIAOSN pour être reconnues comme des dérives sectaires. « Les victimes apprécieront » commente Eric Remacle.
Les nombreux cas de violence, de mariage forcé et de menace de crime d’honneur présents dans différentes communautés turques, marocaines et indiennes bien structurées en Belgique ne semblent pas non plus être suffisamment graves pour être reconnues comme des dérives sectaires par le CIAOSN. Les quelques 25% des 1400 jeunes de 15 à 18 ans qui ont déjà été menacés de mariages forcés suivant un sondage réalisé par l’université de Louvain la Neuve seront certainement encore plus désespérées de savoir que le CIAOSN chargés de prévenir les dérives sectaires ne fera rien pour eux.
« Par contre » ajoute Remacle « le CIAOSN utilise avec efficacité le temps de ses employés bien rémunérés depuis des années dans des bureaux luxueux rue haute et ses fonds payés par le contribuable pour lancer des rumeurs discriminatoires graves sur les minorités religieuses, ce qui alimente son fond de commerce et engendre un climat inacceptable de peur et de haine dans la population ».
Les membres du mouvement Raëlien choqués par cette injustice ont tenté de communiquer plusieurs fois, sans succès, avec les représentants du CIAOSN. Remacle explique : « Nous leur avons écrit plusieurs fois et ils ne daignent pas nous répondre. Devant ce mépris nous sommes obligés d’engager de coûteuses actions judiciaires en espérant que notre honneur sera rétabli. »
« ]En attendant nous décidons de refuser de payer la partie de nos impôts allouées au budget des églises catholiques et au CIAOSN, et ce pour des raisons d’éthique évidentes. Nous allons proposer aux membres des autres minorités de conviction de faire de même [/b]».